Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l'intégrale des muppets-show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d'Abbey Road, les CD d'Hendrix, le nouveau p'tit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le space-mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du dalaï-lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie elle-même..
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense.
A celles que je n'ai pas osées.
Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus.
A tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer.
Aux amours échouées de s'être trop aimé.
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer.
A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard.
A tous les masques qu'il aura fallu porter.
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs.
Aux peurs impossibles à échanger.
J'ai plus le temps de me faire des idées, même plus le courage d'y penser.C'est avec toi que j'voudrais décoller. Je pense que je déraisonne quand j'te vois m'regarder, que mon sourire est meilleur quand t'es là, quand l'apesanteur nous prend dans ses bras. Si je détonne quand j'te parle, c'est que j'oublie le reste du monde entier.
Ne te baisse pas pour embrasser, pour rêver, pour aimer. Embrasse plus haut, aime ailleurs, rêve meilleur. Le temps ne se perd jamais. Il prend chacun par la main, semble accèlerer parfois ou ralentir, mais il ne s'arrête jamais. Ainsi les yeux qui ne pouvaient voir n'ont jamais rien vu.